Massacre d'Oradour-sur-Glane

Définition

Babeth Étiève-Cartwright
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 26 mars 2025
Disponible dans ces autres langues: anglais
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Burned-down House in Oradour-sur-Glane, France (by Davdavlhu, CC BY-SA)
Maison incendiée à Oradour-sur-Glane, France
Davdavlhu (CC BY-SA)

Le massacre d'Oradour-sur-Glane, dans le sud-ouest de la France, fut le meurtre, le 10 juin 1944, de 643 civils, hommes, femmes et enfants, par la Waffen SS pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-45). Le massacre et la destruction totale du village furent commis en représailles aux activités de la Résistance française. Aujourd'hui, le site est un lieu de mémoire témoignant de cette atrocité.

Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, dans la région Nouvelle-Aquitaine, Oradour-sur-Glane était un village tranquille d'environ 1 600 habitants jusqu'au jour du massacre. Ce jour fatidique de juin 1944, des membres de la Waffen SS Das Reich, une unité d'élite allemande basée à l'origine près de la ville de Montauban, plus au sud, rassemblèrent la population alors présente dans le village et assassinèrent tout le monde, ou presque. En 1947, les travaux de reconstruction du nouveau village d'Oradour ont commencé à la périphérie du site d'origine, afin que le village martyr devienne un lieu de mémoire pour les victimes innocentes qui y furent cruellement tuées.

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La Waffen SS Das Reich en France

La Waffen SS (SS armée) était la "deuxième" armée du Reich. Ses membres étaient tout d'abord recrutés par quota dans les rangs de la Schutzstaffel (communément appelée SS), puis, au fil du temps, sur la base du volontariat ou par réaffectation de soldats de la Wehrmacht (les forces armées de l'Allemagne nazie), et à partir de 1943, par enrôlement forcé de prisonniers soviétiques et de membres de la population des territoires occupés comme l'Alsace et la Moselle, en France.

L'histoire de la SS Waffen Das Reich est complexe et dynamique, car elle fut déplacée à plusieurs reprises en fonction de la progression de l'armée allemande, et fut déployée dans divers territoires occupés. La 2e division SS (son nom d'origine) avait été déployée lors de l'offensive aux Pays-Bas en 1940, puis s'était déplacée vers le sud de la France avec l'avancée de l'armée allemande. Elle participa à la surveillance de la ligne de démarcation au début de l'Occupation. Après son retrait de France, la division subit d'importants changements et finit par se regrouper à Vesoul, en France occupée, sous le nom de Waffen SS Das Reich. Le nombre exact de soldats de la division à cette époque n'est pas formellement connu, mais les estimations donnent un chiffre approximatif d'environ 19 000 hommes.

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SS Waffen Panzer Das Reich Division
SS Waffen Panzer Das Reich Division
Bundesarchiv, Bild 101III-Zschaeckel-197-09 / Zschäckel, Friedrich (CC BY-SA)

La division fut ensuite envoyée dans les Balkans en 1941, où elle participa à une campagne meurtrière qui entraîna la mort d'innombrables civils. Elle fut ensuite positionnée sur le front de l'Est et prit part à de nombreuses batailles jusqu'à ce que l'Union soviétique ne commence sa progression vers l'ouest. En Europe centrale, la division Das Reich prit part à de nombreuses actions brutales au cours desquelles la population civile était sévèrement punie si les personnes soupçonnées d'activités de résistance n'étaient pas appréhendées.

Il n'était pas immoral de tuer des "sous-hommes". L'idéologie nazie, faite d'expansionnisme, d'antibolchevisme et de racisme, l'exigeait... Cette criminalité devenue banale soudait les troupes dans les phases les plus difficiles du combat contre l'armée soviétique. La cohésion de l'Armée sur le front de l'Est était maintenue par un mélange de discipline de fer au combat et de tolérance extrême à l'égard des actes de barbarie commis contre l'ennemi.

(Fouché, 27)

La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut peut-être la disparition d'un commandant allemand, le SS Sturmbannführer Kämpfe, dont le véhicule fut retrouvé abandonné.

Les nouvelles recrues qui venaient grossir les rangs de la division au fil du temps ne perdaient pas de temps avant de passer à l'action, brûlant les villages et exécutant les personnes soupçonnées d'aider la résistance locale. Ils s'habituèrent très vite au sang et à la mort. Lors de ces opérations, ils ne visaient pas la résistance en tant que telle, mais faisaient en sorte d'exercer des représailles sur les populations des villes et villages de la région. Les soldats de la Waffen SS présents à Oradour le 10 juin 1944 avaient été actifs sur le front de l'Est. En 1944, alors que l'invasion du continent se profilait à l'horizon, la division Das Reich fut regroupée près de Bordeaux, en France, sous les ordres du Brigadeführer SS Heinz Lammerding (1905-1971) et le peu qui restait de ses troupes laissées sur le front de l'Est fut rapatrié, dont un certain nombre de "Malgré-nous", des jeunes hommes originaires d'Alsace et de Moselle annexées qui avaient été enrôlés de force, ainsi que des hommes recrutés hors des frontières du Reich.

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Fin mai 1944, le haut commandement allemand était clairement préoccupé par les activités de la résistance locale en France, le Maquis, comme en témoigne la communication officielle suivante:

Forte augmentation de l'activité des mouvements de résistance dans le sud de la France, en particulier dans les régions situées au sud de Clermont-Ferrand et de Limoges... Concentration de groupes armés près de Tulle... Grande activité terroriste dans le département de la Corrèze. Attaques fréquentes contre les trains, villes peu fiables... vols de véhicules et de carburant... Préparation d'une puissante contre-attaque avec les forces et l'appui aérien nécessaires.( ibid, 42)

SS-Sturmbannführer Helmut Kämpfe
SS-Sturmbannführer Helmut Kämpfe
Unknown Photographer (Public Domain)

Même les autorités locales firent état de cette intensification des activités de résistance, ce qui entraîna une intensification correspondante de la répression: arrestations d'anciens commandants de l'armée, occupation de villages, viols et pillages. Le haut commandement allemand se devait en effet de s'attaquer aux menaces potentielles derrière les lignes côtières, car la possibilité d'une invasion était de plus en plus forte. Des mesures sévères furent donc jugées nécessaires. Le 7 juin 1944, la division Das Reich reçut l'ordre d'entrer en action et de nettoyer les zones de résistance, car après la nouvelle du débarquement en Normandie, le 6 juin, de nombreuses actions de libération furent menées dans toute la région. La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut peut-être la disparition d'un commandant allemand, le SS Sturmbannführer Helmut Kämpfe (1909-44), qui avait pris des mesures extrêmement sévères à l'encontre de la population et dont le véhicule fut retrouvé abandonné sur le bord de la route. Certains historiens estiment cependant qu'il ne s'agissait là que d'un prétexte, vu que le commandant fut capturé à plusieurs kilomètres d'Oradour.

Quoi qu'il en soit, le 10 juin, un convoi de plusieurs camions de l'armée allemande était présent dans la ville de Saint-Junien. Après une réunion entre officiers SS, la décision fut prise de se rendre à Oradour pour réclamer 40 otages en représailles à la capture de Kämpfe. Vers 13h30, deux colonnes de Waffen SS quittèrent Saint-Junien, la plus importante se dirigeant vers l'est. Un soldat de la division témoigne:

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Nous avons reçu l'ordre de partir, toute la compagnie, sans savoir quelle direction nous allions prendre. Mais on nous a répété que nous devions chercher le chef du troisième bataillon, qui avait été capturé dans des circonstances que j'ignorais. C'est en arrivant près d'un village que j'ai vu un panneau indiquant: Oradour-sur-Glane. (ibid., 64)

La compagnie fut alors divisée en plusieurs groupes, environ 200 SS Waffen en tout, qui firent soudain leur apparition dans le petit village.

Massacre d'Oradour-sur-Glane
Massacre d'Oradour-sur-Glane
Rozol 77 (CC BY-SA)

Le village d'Oradour-sur-Glane

A l'époque, Oradour-sur-Glane était un village typique avec un pont qui enjambait une rivière où les habitants allaient pêcher et près de laquelle, en été, les parents installaient leurs couvertures de pique-nique pendant que les enfants se baignaient. On aurait pu le décrire comme le village français idéal, situé dans une région paisible qui avait notamment inspiré le célèbre peintre français Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), qui peignit certaines de ses œuvres dans la région.

À partir de 1939, le village, un bastion socialiste, connut des vagues successives d'immigration. De l'Espagne fasciste (dont les réfugiés s'engagèrent rapidement dans les groupements de travailleurs étrangers ou GTE) et de l'Alsace, de la Moselle et de la Lorraine occupées en 1940.

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Jusqu'alors, Oradour n'avait pas trop souffert des horreurs de la guerre. Son économie rurale, jusqu'alors au bord du gouffre en raison de l'attrait de la jeunesse locale pour une vie meilleure dans les villes, connut un nouvel essor grâce aux habitants de Limoges. Les résidents de cette ville importante, située à seulement 22 km, souffraient de rationnement et de pénurie et se rendaient donc à Oradour en tramway pour s'approvisionner en denrées alimentaires de toutes sortes, légales et illégales. Le marché noir à Oradour était florissant.

A cette époque, la ville d'Oradour comptait quatre épiceries, trois boucheries dont une charcuterie, deux boulangeries, une pâtisserie-café, un marchand de vin, une dizaine de cafés, cinq auberges avec restaurant, trois hôtels, des magasins de biens en tout genre et des merceries, un ensemble de magasins où l'on avait appris à s'adapter à la situation. (ibid, 93)

Church of Oradour-sur-Glane, France
Église d'Oradour-sur-Glane, France
Lune de Film (CC BY-SA)

Le village d'Oradour était manifestement un lieu très fréquenté, et il était bien trop exposé pour accueillir une quelconque forme de résistance. En somme, le village menait une vie tout à fait normale dans la France de 1944, avec son lot d'activités clandestines comme les rassemblements et les projections de films pour la jeunesse locale.

Le jour du massacre

Le 10 juin, vers 13h45, des jeunes gens qui attendaient l'ouverture des magasins virent arriver une colonne de véhicules de l'autre côté du pont qui enjambait la Glane. Ils étaient loin de se douter que toute la zone était déjà encerclée et que des soldats avaient pris position avec leurs mitrailleuses braquées sur le village. Les camions qui traversèrent la ville ne représentaient qu'une fraction des troupes allemandes présentes ce jour-là. Calmement, presque mécaniquement, les soldats exécutèrent leurs ordres.

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Un groupe de soldats fut chargé de rassembler les habitants (sans exception) et de les tenir en joue sur le champ de foire du village, tandis que d'autres furent chargés de monter la garde à la périphérie, pour surveiller les routes menant au village, non pas tant pour en empêcher l'accès que pour en empêcher la sortie (bien que certains individus aient effectivement été empêchés d'entrer dans le village et sommés de ne pas aller plus loin s'ils voulaient rester en vie).

La rafle fut d'une extrême violence, les portes furent enfoncées, les fenêtres brisées, des coups de feu furent tirés et des personnes furent tuées.

Les maisons furent fouillées. Les quatre écoles furent investies. Les enfants et les enseignants furent eux aussi rassemblés sur le champ de foire (un seul enfant réussit à s'échapper). Même les malades furent obligés de quitter leur maison. Ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas se rendre au champ de foire étaient fusillés sur place. Certains tentèrent de s'échapper, et quelques-uns réussirent, mais beaucoup furent rattrapés et emmenés dans la rafle. La plupart de ceux qui ont survécu, qu'ils se soient cachés ou qu'ils aient fui, avaient soit déjà connu une peur immense à un moment ou à un autre de leur vie, soit avaient tout simplement de véritables raisons de refuser d'obéir aux ordres des SS. La rafle fut extrêmement violente, des portes furent enfoncées, des fenêtres brisées, des coups de feu furent tirés et des personnes furent tuées. Une fois tout le monde rassemblé sur le champ de foire, un commandant demanda au maire, M. Paul Désourteaux, de choisir 50 otages, ce qu'il refusa de faire et au lieu de cela, se proposa, lui et sa famille. Furieux de son manque de coopération, les Allemands commencèrent à former des groupes de 40 à 50 personnes: les femmes et les enfants furent mis à l'écart et conduits à l'église au milieu des cris déchirants qui brisèrent la paix et la tranquillité du village.

Au bout d'un certain temps, les hommes furent divisés et emmenés dans différents lieux clos, éloignés les uns des autres, dans des granges, des ateliers, des garages, des entrepôts. Dans l'une des granges, dès que les hommes eurent été rassemblés, ils furent mitraillés, ceux qui n'avaient pas succombé immédiatement furent abattus à bout portant. Puis, après avoir rempli la grange de foin, les Allemands y mirent le feu. Chaque fois, dans chaque emplacement, les mêmes actions se répétèrent, les malheureux otages ignorant le sort qui leur était réservé. Pendant ce temps, quelques soldats parcouraient les rues, saccageaient et pillaient les maisons et les magasins, puis y mettaient le feu. Tout le village fut systématiquement incendié. Ceux qui avaient réussi à se cacher furent bientôt contraints de s'enfuir de peur de suffoquer; pour beaucoup, cet acte s'avérerait être le dernier, car ils furent eux aussi abattus.

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The Martyred Village of Oradour-sur-Glane
Le village martyr d'Oradour-sur-Glane
Geneanet.org (CC BY-NC-SA)

Toutes les femmes et tous les enfants furent rassemblés dans l'église. Après une longue attente d'environ 90 minutes, les Allemands commencèrent à sortir par la porte principale, mais deux d'entre eux apportèrent une lourde boîte qui, au bout d'un moment, commença à dégager une fumée piquante qui allait bientôt envahir tout le bâtiment. Les femmes se mirent alors à crier et des coups de feu furent tirés depuis l'extérieur à travers les vitraux et la porte principale. Des grenades furent ensuite lancées à l'intérieur. L'église n'ayant pas été détruite par l'explosion de l'engin contenu dans la boîte, des soldats entrèrent à nouveau et provoquèrent un incendie. Certaines victimes tentèrent de se réfugier dans la sacristie ou dans les confessionnaux. Finalement, le toit s'effondra. Deux femmes, dont l'une avec un bébé, parvinrent à échapper au carnage, mais une seule survivrait à ses blessures. Un soldat SS se souvient:

On nous a fait nous rassembler dans la rue en face de l'église pour assister à sa destruction. Le commandant du bataillon nous a demandé de nous mettre au garde-à-vous. Nous pouvions encore entendre des cris à l'intérieur. L'adjudant Gnug a fait sauter l'église.

(Centre de la mémoire d'Oradour, 86)

Une fois le massacre terminé, un groupe de SS resta dans le village et s'installa dans un magasin qui avait été pillé. Les bouteilles vides retrouvées plus tard sur place témoignèrent d'une soirée de grande allégresse. Leur mission était accomplie. Pendant ce temps, certains survivants étaient encore terrés dans leurs cachettes tandis que d'autres, à la faveur de l'obscurité, parvinrent à s'enfuir.

Le 11 juin, des soldats revinrent sur les lieux du massacre pour enterrer les corps, dont certains étaient totalement démembrés, dans des fosses communes afin d'empêcher toute identification des morts. Outre le fait qu'ils avaient perpétré un crime odieux, certains soldats auraient commis des outrages horribles sur certains des corps.

Suites de l'affaire

La liste des victimes fut longue à établir, mais en janvier 1947, on finit par consigner que 643 personnes étaient mortes pendant le massacre (selon le Centre de la mémoire d'Oradour). La plupart des corps n'avaient pas été identifiés, seuls 52 d'entre eux bénéficièrent d'un acte de décès nominatif. Tous les autres avaient été enregistrés comme "Victimes officiellement classées comme disparues", certains dont les noms n'étaient même pas connus comme par exemple celui de "la bonne de Monsieur Picat". La mairie ayant brûlé et tous les registres ayant disparu, les administrateurs locaux étant morts, personne n'était en mesure de dire précisément qui était présent dans le village le 10 juin. Il fut donc également extrêmement difficile de déterminer combien de personnes survécurent ce jour-là. Six personnes auraient survécu au massacre à proprement parler, une femme dans l'église et cinq hommes dans la fusillade dans la grange, 19 personnes se seraient cachées dans le village et 12 passagers du tramway qui se rendait à Oradour auraient été stoppés et renvoyés de là où ils venaient.

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Remember Oradour-sur-Glane, France
Souviens-toi d'Oradour-sur-Glane
La contemporaine (CC BY)

En 1953, près de 9 ans après le massacre, un procès pour crimes de guerre se tint à Bordeaux. 21 accusés étaient présents: 7 Allemands et 14 Français (un officier SS et 13 incorporés de force). Après 27 jours d'audience, le 11 février, un verdict de culpabilité fut établi. Deux accusés furent condamnés à mort et tous les autres furent condamnés à des peines de travaux forcés ou d'emprisonnement. Néanmoins, le 14 avril, à la suite d'une loi d'amnistie et d'une dispense de paiement des frais de justice par le ministère français des Finances, les Français d'Alsace et de Moselle ayant participé au massacre mais qui avaient été enrôlés de force dans la SS bénéficièrent d'une amnistie totale, au grand désarroi des habitants d'Oradour.

Conclusion

Dès 1944, il fut envisagé de reconstruire Oradour sur un site voisin, un peu plus à l'ouest, dans un endroit offrant une belle vue sur la Glane. Le 10 juin 1947, le président français Vincent Auriol (1884-1966) posa la première pierre du nouveau village. La reconstruction se poursuivit jusque dans les années 1990, avec la plantation d'arbres le long de la rue du 10 juin, la construction d'une salle des fêtes et la peinture des façades des maisons.

Le 28 novembre 1944, le gouvernement provisoire décida de conserver les vestiges de l'ancien Oradour-sur-Glane et d'en faire un lieu de mémoire et de recueillement pour les visiteurs. Pendant près de 20 ans, en réaction à la décision d'amnistie de 1953, l'Association nationale des familles de martyrs choisit d'exclure les autorités des commémorations du massacre du 10 juin et d'organiser des cérémonies en toute intimité.

Malgré la disparition des témoins de l'époque et l'érosion inévitable de la mémoire collective au fil du temps, le mémorial du village continue d'informer les visiteurs modernes des atrocités perpétrées dans l'Europe occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, Oradour-sur-Glane n'est qu'un des nombreux lieux qui furent témoins de telles horreurs, parmi lesquels Lidice en République tchèque et Khatyn en Biélorussie. Oradour est aujourd'hui jumelée avec le village grec de Distimo en Béotie, qui connut un sort similaire, dans le but de rassembler les gens et d'encourager les relations internationales dans l'espoir que de tels actes injustifiables ne se reproduisent plus jamais.

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Questions & Réponses

Pourquoi le massacre d'Oradour-sur-Glane a-t-il eu lieu?

Les nazis ont justifié le massacre d'Oradour-sur-Glane par la nécessité de réprimer la montée des activités de résistance dans la région par le Maquis (la résistance organisée) ainsi que par des représailles pour la capture d'un officier allemand, le Sturmbannführer Kämpfe, la veille. Certains prétendent que cette dernière n'était qu'un prétexte car il avait en fait été capturé à des kilomètres d'Oradour.

Qui a perpétré le massacre d'Oradour-sur-Glane ?

Le massacre d'Oradour-sur-Glane a été perpétré par 200 soldats de la division allemande Waffen SS Das Reich Panzer qui comprenait des soldats étrangers dont des "malgré-nous", jeunes Français enrôlés de force dans les régions occupées d'Alsace et de Lorraine.

Combien de personnes sont mortes lors du massacre d'Oradour-sur-Glane ?

La liste des victimes a mis du temps à être établie, mais en janvier 1947, il a finalement été constaté que 643 personnes étaient mortes au cours du massacre. La plupart des corps n'ont pas été identifiés et seuls 52 d'entre eux ont reçu un certificat de décès nominatif.

Bibliographie

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Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Citer cette ressource

Style APA

Étiève-Cartwright, B. (2025, mars 26). Massacre d'Oradour-sur-Glane [Oradour-sur-Glane Massacre]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24264/massacre-doradour-sur-glane/

Style Chicago

Étiève-Cartwright, Babeth. "Massacre d'Oradour-sur-Glane." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le mars 26, 2025. https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24264/massacre-doradour-sur-glane/.

Style MLA

Étiève-Cartwright, Babeth. "Massacre d'Oradour-sur-Glane." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 26 mars 2025. Web. 02 avril 2025.

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